Chasser nous dit le dictionnaire, c’est l’ «Action de poursuivre un animal gibier pour le capturer ou le tuer à des fins utilitaires ou
par goût sportif. »
Le chasseur est un prédateur qui, depuis l’origine des temps met en oeuvre des trésors d’ingéniosité pour
parvenir à ses fins. Dépassant la mort, il cherche ensuite à honorer sa victime (sans s’oublier pour autant) à travers une cuisine élaborée, en gardant un quelconque
souvenir sous forme de trophée ou encore en la représentant magnifiée à travers des écris, des dessins, des gravures, des sculptures ou toute autre forme d’art.
Pour se donner bonne conscience, son cousin pêcheur a inventé le no-kill qui consiste à relâcher le poisson pris. Cette technique,
permet au pêcheur de leurrer le poisson, puis de le combattre monté le plus finement possible, de le prendre, donc de se l’approprier, puis de lui rendre sa liberté après que l’acte de pêche ait
été intégralement réalisé. Bien sur, on ne parlera pas de tout ce qui mourra lamentablement, victime de cette technique un tantinet hypocrite et interdite même de ce fait chez certains de nos
voisins.
Le chasseur à l’arc qui tue avec une lame s’est naturellement posé la question du remplacement de sa lame par une masse
caoutchoutée,(un blunt) pour parvenir au même résultat mais cela pose un certain nombre de problèmes insolubles.
1°) Un arc de chasse développe 50 à 60 livres en gros et la flèche, tirée à moins de vingt mètres provoquera au mieux un hématome, au
pire des lésions graves ce qui ne peut être un but recherché. Un blunt tiré à une distance classique de chasse tue ou estropie un petit gibier, casse des côtes ou une patte à un chevreuil et peut
provoquer un hématome chez un sanglier. …pour le seul plaisir du tireur…
2°) Tirer pour seulement blesser un animal sans que l’appropriation ne soit possible prive l’acte de chasse de tout son sel, de toute
sa raison d’être et cette forme de pratique s’apparente alors plus à un « coïtus interomptus » qu’à un acte de chasse ou l’homme retrouve ses racines, ses pulsions, le
sauvage et tout et tout…
Chasser, même à l’arc, c’est assumer la mort en allant au bout de son acte, sans demi mesure.
Le chasseur à l’arc adepte du no-kill troquera donc avec avantage son arc contre un appareil photo. La chasse photo en effet impose
les mêmes règles d’approche que la chasse à l’arc en permettant le no-kill… bien qu’elle ne soit pas tout à fait innocente non plus, mais ça, c’est un autre débat....
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