J’ai découvert dernièrement un forum dédié à la photo nature et animalière.
Curieux, je l’ai immédiatement feuilleté et j’ai vite été très admiratif du travail de certains.
Fier que j’étais de la photo d’un sanglier réussie dernièrement, je me suis risqué à m’inscrire et à la publier :
Après une curée digne d’une émission de Polack, le verdict du Maître de céans fut rapide et sans appel :
« Non, ce fil ne va pas déraper puisqu'il va être tout bonnement fermé, et immédiatement.
Que tu sois chasseur n'est pas un problème, mais que tu viennes poster des photos d'un sanglier dont on devine "l'extrême tranquillité" lors de la prise de vue ainsi que le "merveilleux destin"
qui l'attendait sur l'autre bord de la route, ça l'est.
Tout ceci est contraire à l'éthique de ce forum.
Rien ne sert de venir argumenter, le bureau des plaintes est fermé.»
Je ne me laisse pas facilement démonter et, toujours soucieux de vouloir progresser dans la vérité, j’ai étudié attentivement le profil de ce forum et
de mes contradicteurs.
Le qualificatif « naturaliste » y étant abondamment employé, ma première déduction a été de penser que ce forum en question était un lieu d’échanges entre naturalistes. Poursuivant mes
investigations, je suis arrivé à une rubrique « animaux en captivité », puis, fouillant le profil de mon contradicteur, j’ai trouvé sur son site un article très élogieux sur l’enclos de
Sainte Croix baptisé ici « parc animalier » ou, c’est bien connu, on ajuste le niveau des populations d’un coup de baguette magique.
Ma déduction a donc naturellement été qu’un photographe naturaliste fréquentait assidûment ces lieus plutôt que le milieu naturel ou les animaux sont sans cesse dérangés par les sanguinaires
chasseurs.
Noël approchant, j’ai décidé que moi aussi, j’allais devenir un photographe animalier naturaliste et, m’armant d’un pocket, j’ai foncé à la « tête d’Or » (à
Lyon) pour y faire mes premiers pas.
Une groupe attira bientôt mon attention. Une dizaine de personnes au matériel impressionnant étaient massées autour d’une fosse en béton appelée « fosse aux ours » et observait en
photographiant à qui mieux mieux un animal dont le bonheur d’être là était évident. Pas de doutes, leur matériel, le lieu, la qualité de leurs observations, de leurs commentaires étaient révélateurs : c’étaient des photographes animaliers naturalistes.
Me fondant discrètement dans le groupe compte tenu de mon pauvre matériel, je me suis risqué à ma première photo de photographe naturaliste.
…..
Ce pauvre et pathétique ours à lunettes d’Amérique du sud m’a ouvert les yeux. Mes premiers pas de naturaliste ne seraient jamais suivis des deuxièmes.
Une fée m’est alors apparue pour clore ce gentil règlement de comptes de Noël. « Ne sois pas comme eux et méfies
toi des à priori…ils ne font dire et faire que des âneries »
Derniers Commentaires